
Grand Prix de Mexico : Pirelli mise sur les gommes tendres et un asphalte neuf
Grand Prix de Mexico : Pirelli mise sur les gommes tendres et un asphalte neufPhoto : Taeyoon Moon sur Unsplash
Pirelli a dévoilé les composés retenus pour la 19e manche de la saison 2026 à l'Autodromo Hermanos Rodriguez. Le manufacturier revient à une gamme C3-C4-C5 sur un tracé largement resurfacé.
Par La rédaction ·
Retour à la case tendre pour Mexico. Pirelli a confirmé que le C3 servira de pneu dur, le C4 de médium et le C5 de tendre lors du Grand Prix de Mexico, 19e manche du championnat 2026. L'an dernier, le manufacturier avait tenté un cran plus dur en désignant le C2 comme gomme blanche. L'expérience n'est pas reconduite.
Chaque pilote recevra deux trains de durs, trois de médiums et huit de tendres, avec les intermédiaires verts et les pneus pluie bleus en réserve si le ciel s'en mêle. Un jeu de tendres supplémentaire attend ceux qui atteindront la Q3. En course, sur piste sèche, l'utilisation d'au moins deux composés slicks différents reste obligatoire.
Un circuit presque entièrement refait
La grande inconnue du week-end se trouve sous les roues. Une large portion du circuit a été resurfacée, du virage 16 au virage 1 ainsi que du virage 7 au virage 16. Seul le premier secteur échappe en grande partie aux travaux.
« Un nouvel asphalte est normalement associé à un grip plus élevé et à une rugosité moindre par rapport à une surface plus ancienne. Il sera toutefois important d'évaluer ses caractéristiques réelles dès le début du week-end », prévient Pirelli dans sa présentation du Grand Prix.
La piste mexicaine a l'habitude d'être sale lors des premières séances, avant de gagner en adhérence tour après tour. Avec ce bitume neuf, Pirelli s'attend à une évolution encore plus marquée.
Le graining sous surveillance, l'arrêt unique en ligne de mire
L'Autodromo Hermanos Rodriguez figure traditionnellement parmi les tracés les moins exigeants pour les pneus. Ses nombreux virages lents et ses charges latérales limitées gardent l'usure sous contrôle. Le piège est ailleurs : l'air raréfié de l'altitude réduit l'appui aérodynamique, fait davantage glisser les pneus et favorise le graining. Sur un revêtement plus lisse, ce phénomène pourrait peser encore plus lourd dans les choix stratégiques.
Sur le papier, la faible sévérité du circuit plaide pour une course à un seul arrêt. La gestion des relais restera de mise, d'autant que le train arrière est le plus sollicité. Selon Pirelli, le débat ne se jouera pas tant sur l'endurance des gommes que sur le ressenti au volant : « La différence entre les options stratégiques pourrait dépendre davantage de la confiance qu'un pilote parvient à tirer d'un composé que d'une réelle limite de durée de vie des pneus. »
Comme sur plusieurs épreuves cette saison, certaines écuries pourraient pencher vers les gommes tendres pour leur surplus de grip, quand d'autres préféreront la constance du dur. Le C5, lui, pourrait encore se retrouver au centre du jeu. Pirelli estime qu'il a montré de solides qualités sur les circuits peu sévères et pourrait constituer une option attractive non seulement en qualifications, mais aussi en course.
Freinages délicats au bout de la ligne droite
Dernier point d'attention : les freinages. L'altitude rogne l'efficacité aérodynamique et complique la gestion des zones de décélération les plus violentes. Au bout de la longue ligne droite principale, l'entrée du virage 1 pourrait provoquer des blocages de roues, surtout en début de week-end, quand l'adhérence fait encore défaut.
La piste livrera ses premiers verdicts dès les essais libres, avant la course prévue le 1er novembre. Andrea Kimi Antonelli, vainqueur à Austin, y débarque en leader du championnat, devant George Russell.
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