
GP de Mexico : Red Bull face au casse-tête de ses départs
Red bull signage above a race track's grandstandPhoto : Chris Kursikowski sur Unsplash
Plombée par des soucis récurrents à l'extinction des feux depuis le début de la saison, l'écurie Red Bull aborde le départ du Grand Prix de Mexico avec inquiétude. Une faiblesse technique d'autant plus critique que la ligne droite menant au premier virage est l'une des plus longues du calendrier.
Par Nicolas ·
Partir depuis la cinquième position sur la grille de l'Autódromo Hermanos Rodríguez n'est pas nécessairement un désavantage grâce à l'effet d'aspiration, mais encore faut-il réussir son envol. Max Verstappen, rétrogradé après une pénalité consécutive à son accrochage en essais libres avec Liam Lawson, ne cache pas son pessimisme quant aux premiers mètres de course.
L'ironie face aux essais ratés
Le talon d'Achille de la monoplace autrichienne réside dans son système d'embrayage. Les simulations réalisées en sortie de voie des stands lors des essais libres ont viré au fiasco, poussant le Néerlandais à ironiser à la radio sur son manque de vélocité :
« Je pense que je pourrais partir plus vite en courant depuis la ligne. [...] Ou alors, il vaudrait mieux que je fasse un départ façon Le Mans : je cours, je pousse la voiture, je saute dedans et je m'élance. Ce serait tout aussi rapide ! »
Au-delà de la boutade, le quadruple champion du monde rappelle son impuissance depuis le cockpit, précisant que les pilotes appliquent rigoureusement les consignes et que la solution relève uniquement des réglages et des procédures de l'équipe.
Pas de solution matérielle avant 2027
Laurent Mekies, à la tête de l'équipe, a confirmé que le problème ne trouverait pas de résolution définitive à court terme. Les rectifications de fond exigent une refonte matérielle de l'embrayage, une évolution qui ne pourra voir le jour avant la saison 2027. Si des progrès logiciels et opérationnels ont été constatés depuis la manche d'ouverture en Australie, le dispositif reste très capricieux.
De son côté, Isack Hadjar partage la prudence de son coéquipier. Après un roulage limité lors de la première séance d'essais libres, le jeune pilote a tout de même pu effectuer quelques simulations plus satisfaisantes le samedi matin, espérant limiter les dégâts face à des concurrents directs particulièrement véloces à l'extinction des feux.
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