
Sergio Pérez fêtera son 300e départ en Formule 1 devant son public à Mexico
Sergio Pérez fêtera son 300e départ en Formule 1 devant son public à MexicoPhoto : Dmitry Spravko sur Unsplash
Le pilote Cadillac atteindra la barre des 300 Grands Prix ce week-end sur ses terres, à l'Autódromo Hermanos Rodríguez. Un rendez-vous où l'altitude bouscule la stratégie, comme l'a détaillé un stratège interrogé par le site officiel de la Formule 1.
Par La rédaction ·
Le calendrier fait parfois bien les choses. Sergio Pérez prendra ce dimanche le 300e départ de sa carrière en Formule 1, et il le fera au Grand Prix de Mexico, devant les quelque 150 000 spectateurs attendus à l'Autódromo Hermanos Rodríguez. Le pilote Cadillac dépassera ainsi Sebastian Vettel et deviendra le 7e pilote ayant pris le plus de départs dans l'histoire de la discipline.
« Combien de choses doivent se produire pour que vous disputiez votre 300e course à domicile ? C'est incroyable », s'est réjoui le Mexicain auprès du site officiel de la Formule 1. Il a salué le soutien de sa famille, de ses partenaires et de ses fans, présents « depuis le premier jour ».
La glisse, ennemie numéro un
Sur le plan sportif, Pérez connaît la musique : tout tourne autour de l'altitude. Perché à 2 250 m, le circuit offre un air environ 20 % moins dense qu'au niveau de la mer. L'appui et le refroidissement chutent dans les mêmes proportions, et le turbo doit forcer pour alimenter le moteur. Freins, pneus et groupe propulseur travaillent à la limite.
« D'un point de vue pilote, ce sur quoi il faut vraiment se concentrer, c'est de minimiser la glisse », a expliqué le pilote Cadillac. Avec si peu d'appui, l'exercice est délicat, mais il conditionne selon lui un bon tour comme un bon rythme.
Un casse-tête pour le mur des stands
Côté stratégie, le stratège interrogé par la Formule 1 met en garde contre un piège classique : surinterpréter les données du vendredi. La piste, très sale au départ, se gomme fortement au fil du week-end et la dégradation baisse nettement entre les essais et la course.
À Mexico, les stratèges interviennent aussi sur le niveau de refroidissement, figé avant le départ. Plus de refroidissement, c'est plus de traînée. Le bon dosage dépend du temps que chaque voiture passera dans le sillage des autres, qui fait grimper les températures. Les équipes modélisent donc le trafic attendu, relais par relais. Trop de refroidissement coûte de la performance ; pas assez oblige le pilote à gérer ses températures et le rend vulnérable aux attaques.
Le dépassement reste compliqué. L'air raréfié réduit l'effet d'aspiration dans la longue ligne droite, et les esses rapides du deuxième secteur comme la section du stade souffrent de l'air turbulent. Sans DRS en 2026, la voiture qui suit bénéficie d'un surplus d'énergie électrique, que les pilotes chercheront à déployer au maximum avant le virage 1, toujours le point de dépassement privilégié.
Les pneus rebattent aussi les cartes. Pirelli revient à une gamme de gommes consécutives, C3-C4-C5, alors que la dure de 2025 était une C2. L'écart entre medium et dure pourrait donc se resserrer et remettre la combinaison medium-dure dans le jeu, la tendre restant une option de course. L'an dernier, 60 % des pilotes s'étaient arrêtés une fois, 40 % deux fois. Les gommes 2026 se comportent davantage comme celles de 2025, avec une dégradation un peu plus élevée.
Dernier paramètre à anticiper : les neutralisations. Selon le stratège, Mexico a toujours connu au moins une voiture de sécurité ou une voiture de sécurité virtuelle. Rendez-vous le dimanche 1er novembre, avec Andrea Kimi Antonelli en leader du championnat et Pérez au centre de toutes les attentions.
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