
Tensions chez Ferrari : Leclerc pointe l’architecture du circuit, Vasseur recadre le débat
Photo : Getty Images
L’Autódromo Hermanos Rodríguez a laissé un goût amer au sein de la Scuderia. Alors que Ferrari semblait détenir toutes les cartes pour verrouiller le Grand Prix du Mexique après s’être hissée aux deux premières places dès l’envol, la confrontation musclée entre Charles Leclerc et Lewis Hamilton au virage 4 a anéanti les espoirs de doublé. Si le pilote monégasque cherche en partie des explications dans les dégagements de la piste, son directeur d’équipe refuse d’éluder la responsabilité humaine
Par Nicolas ·
Un virage 4 sous le feu des critiques
Invité à revenir sur cet accrochage fratricide du premier tour qui a provoqué sa sortie et une pénalité, Charles Leclerc a insisté sur l’aménagement des abords de la piste. Selon le Monégasque, la configuration actuelle incite les compétiteurs à tenter des manœuvres limites sans craindre de sanction physique immédiate.
Pour le natif de Monaco, la présence d’un mur ou d’un obstacle naturel obligerait chacun à lever le pied plus tôt : l’absence d’un tel péril transforme les larges zones asphaltées en échappatoires exploitées à l’excès, favorisant ce type de collision. Leclerc a ainsi estimé qu’une solution pérenne dépendrait d’un circuit qui ne laisse pas la porte ouverte à ces écarts.
Fred Vasseur refuse de dédouaner ses troupes
Du côté du muret des stands, le discours de Frédéric Vasseur se veut bien plus pragmatique et incisif. S’il concède avec ironie que l’impact aurait évidemment été plus radical sur un tracé comme Monaco, le dirigeant français refuse de masquer le fond du problème derrière l’asphalte mexicain.
Très remonté à l’issue de l’épreuve, le patron de Maranello a fustigé l’attitude de son duo. Pour Vasseur, occuper les première et deuxième positions au Mexique offrait un boulevard vers la victoire sur un tracé réputé impitoyable pour les dépassements. Voir ses deux monoplaces compromettre un succès acquis au prix d’efforts considérables à l’usine représente, selon ses propres mots, un manque de respect manifeste envers le collectif.
Avant d’aborder la manche suivante au Brésil, la Scuderia entend mettre les choses à plat en interne : le tracé a bon dos, mais le respect des consignes et des intérêts de l'équipe reste la priorité absolue.
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