
Encyclopédie · WEB
MarkWebber
- Nationalité
- Australie
- Naissance
- 27 août 1976 (50 ans)
Statistiques
- Titres mondiaux
- 0
- Victoires
- 9
- 4,1 % des départs
- Podiums
- 42
- 19,4 % des départs
- Pole positions
- 12
- Meilleurs tours
- 19
- Départs
- 217
- Points
- 1 047,5
Calculé sur les données importées. Les poles ne sont recensées de façon fiable qu'à partir des années 1990 dans la source.
Derniers Grands Prix disputés
P2
Brésil2013 · grille 4 · 18 pts
P3
États-Unis2013 · grille 2 · 15 pts
P2
Abou Dabi2013 · grille 1 · 18 pts
Ab.
Inde2013 · grille 4
Alternateur
P2
Japon2013 · grille 1 · 18 pts
Saison par saison
| Saison | Écurie | Champ. | Pts | Vict. | Podiums | Poles | GP | Meilleur |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2013 | Red Bull | 3e | 199 | 0 | 8 | 2 | 19 | P2 |
| 2012 | Red Bull | 6e | 179 | 2 | 4 | 1 | 20 | P1 |
| 2011 | Red Bull | 3e | 258 | 1 | 10 | 3 | 19 | P1 |
| 2010 | Red Bull | 3e | 242 | 4 | 10 | 5 | 19 | P1 |
| 2009 | Red Bull | 4e | 69,5 | 2 | 8 | 1 | 17 | P1 |
| 2008 | Red Bull | 11e | 21 | 0 | 0 | 0 | 18 | P4 |
| 2007 | Red Bull | 12e | 10 | 0 | 1 | 0 | 17 | P3 |
| 2006 | Williams | 14e | 7 | 0 | 0 | 0 | 18 | P6 |
| 2005 | Williams | 10e | 36 | 0 | 1 | 0 | 19 | P3 |
| 2004 | Jaguar | 13e | 7 | 0 | 0 | 0 | 18 | P6 |
| 2003 | Jaguar | 10e | 17 | 0 | 0 | 0 | 16 | P6 |
| 2002 | Minardi | 16e | 2 | 0 | 0 | 0 | 17 | P5 |
Biographie
Mark Alan Webber est né le 27 août 1976 à Queanbeyan, en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. Passionné de sport durant sa jeunesse, il s'illustre en rugby à XIII et en athlétisme, développant une condition physique de fer qui deviendra l'un des piliers de sa carrière, le tout en pratiquant le motocross. Il découvre le karting à quatorze ans, un âge relativement tardif pour un futur pilote de Formule 1, mais compense ce retard par un style de pilotage extrêmement rugueux et incisif. Après avoir remporté le championnat de Formule Ford dans son État natal en 1995, il comprend, comme tous les pilotes de l'hémisphère sud, que son avenir passe par l'Europe. S'installant au Royaume-Uni avec des moyens très limités, il remporte le très convoité Festival de Formule Ford à Brands Hatch en 1996. Ses excellents résultats en Formule 3 britannique attirent l'attention du constructeur Mercedes-Benz, qui l'engage pour son programme officiel en Championnat FIA GT et aux 24 Heures du Mans en 1998.
L'expérience mancelle de 1999 faillit lui coûter la vie et forger sa légende. À cause d'un défaut aérodynamique majeur, son prototype Mercedes CLR décolle et effectue des saltos arrière à près de 300 km/h lors des essais, puis de nouveau lors du warm-up. Indemne par miracle, Webber quitte l'endurance et retourne à la monoplace, refusant de s'avouer vaincu. Soutenu par l'homme d'affaires australien Paul Stoddart, il s'engage en Formule 3000 internationale (le championnat antichambre de la F1), où il s'illustre par de magnifiques victoires et termine vice-champion en 2001. En 2002, Stoddart, devenu propriétaire de l'écurie de F1 Minardi, lui offre un volant de titulaire. Ses débuts lors du Grand Prix d'Australie à Melbourne sont inscrits au panthéon du sport : au volant de la monoplace la plus lente du plateau, il profite des abandons, livre une défense héroïque face à la Toyota de Mika Salo et termine cinquième. Les organisateurs bouleversent le protocole pour le faire monter sur le podium après la cérémonie officielle, déclenchant l'hystérie du public australien.
Surnommé "Aussie Grit" (le cran australien) pour son franc-parler, sa mâchoire carrée et sa capacité à ne jamais rien lâcher, Webber est recruté par Jaguar (2003-2004) puis Williams (2005-2006). Durant ces années, il se forge une immense réputation de "qualifieur", réalisant des tours chronométrés défiant les lois de la physique pour placer des monoplaces moyennes sur les deux premières lignes de la grille, bien que la fiabilité technique l'empêche souvent de concrétiser le dimanche. En 2007, il rejoint la toute jeune écurie Red Bull Racing, retrouvant Christian Horner (son ancien patron en F3000) et le génial ingénieur Adrian Newey. Le début de l'année 2009 est marqué par un drame : Webber se fracture violemment la jambe et l'épaule lors d'une épreuve caritative de VTT en Tasmanie. Faisant preuve d'une résilience inhumaine, il suit une rééducation express, serre les dents et revient à temps pour le début de la saison. C'est cette même année, au Grand Prix d'Allemagne sur le Nürburgring, qu'il décroche enfin sa première pole position et sa première victoire en Grand Prix, malgré une pénalité de passage par les stands.
La saison 2010 le propulse dans une dimension mondiale. Au volant d'une Red Bull redoutable, il remporte des victoires d'anthologie à Monaco et en Espagne, s'imposant comme le principal candidat au titre mondial. Cependant, la cohabitation avec son jeune coéquipier allemand, Sebastian Vettel (protégé d'Helmut Marko), devient explosive. Au Grand Prix de Turquie, les deux hommes s'accrochent en luttant pour la tête de la course. À Silverstone, après que l'équipe ait retiré le nouvel aileron avant de Webber pour le donner à Vettel, l'Australien remporte la course et lâche à la radio la phrase culte : "Not bad for a number two driver" (Pas mal pour un pilote numéro deux). Leader du championnat en fin de saison, il commet une erreur rare en s'écrasant contre le mur sous la pluie en Corée du Sud, avant de perdre le titre lors de la finale d'Abou Dabi suite à une mauvaise stratégie d'équipe calquée sur celle de Fernando Alonso, laissant la couronne à Vettel.
Malgré d'autres très belles victoires, notamment un second sacre à Monaco en 2012 ou une magnifique victoire au Brésil en 2011, les saisons 2011 à 2013 sont plus complexes, Webber peinant à adapter son pilotage brutal aux délicats pneus Pirelli. La rivalité avec Vettel connaît son triste épilogue lors du Grand Prix de Malaisie 2013 (l'affaire du "Multi 21"), où l'Allemand ignore les consignes d'équipe pour dépasser Webber et lui voler la victoire, brisant définitivement leur relation. Écœuré par l'aspect politique de la Formule 1, Webber quitte la catégorie reine fin 2013. Il retourne à ses premiers amours en endurance, intégrant le programme officiel Porsche en LMP1. En 2015, il prend sa revanche sur le destin en remportant le titre de Champion du Monde d'Endurance (WEC). Devenu l'un des managers les plus influents du paddock (il a notamment géré et protégé la carrière d'Oscar Piastri, l'amenant chez McLaren), Mark Webber est également un consultant de très haut vol pour Channel 4 au Royaume-Uni, apprécié pour ses analyses sans concession et sa lecture viscérale de la course.
Mark Webber, né le 27 août 1976 à Queanbeyan (Australie), est un pilote automobile australien qui a disputé le championnat du monde de Formule 1 de 2002 à 2013, totalisant neuf victoires avec Red Bull, terminant à trois reprises troisième du championnat (2010, 2011 et 2013) et contribuant sur la même période à l'obtention de quatre titres constructeurs de son écurie, tandis que son coéquipier Sebastian Vettel remporte quatre titres des pilotes. Il se consacre ensuite à l'endurance avec Porsche de 2014 à 2016 et est sacré champion du monde en 2015.
Après avoir débuté dans des championnats locaux de Formule Ford et Formule Holden en Australie, Webber poursuit sa carrière au Royaume-Uni en 1995. Troisième du championnat international de Formule 3000 en 2000 puis vice-champion 2001, où il bat le futur champion du monde Fernando Alonso, Webber fait ses débuts en Formule 1 en 2002 au sein de l'écurie Minardi, alors rachetée par son compatriote Paul Stoddart. Il parvient à marquer des points dès sa première course, à domicile. L'année suivante, il est recruté par Jaguar pour deux saisons en tant que premier pilote. Au sein d'une équipe instable, Webber parvient à terminer régulièrement dans les points en 2003 et à devancer ses équipiers. Après une saison 2004 plutôt terne, il rejoint l'écurie Williams en 2005 et décroche son premier podium dans les rues de la principauté monégasque. À l'issue d'une saison 2006 extrêmement difficile, Webber quitte Williams et signe pour l'équipe Red Bull, où il reste jusqu'à la fin de sa carrière en F1.
Après deux saisons en demi-teintes, Webber connait ses premiers succès en 2009 où il remporte sa première victoire au Grand Prix d'Allemagne. Il parvient à être dans la course au titre pendant un certain temps et décroche au total huit podiums lors de cette saison, dont une deuxième victoire au Brésil. Il réalise ensuite la meilleure saison de sa carrière en 2010, en montant dix fois sur le podium et en décrochant quatre victoires en Espagne, à Monaco, en Grande-Bretagne et en Hongrie. Il s'affiche comme l'un des principaux candidats au titre de champion du monde cette année-là mais échoue à décrocher la couronne mondiale lors de la dernière course et se classe finalement troisième du championnat après l'avoir longtemps mené et après une longue rivalité avec son équipier Sebastian Vettel. La saison suivante, il termine une nouvelle fois troisième du classement général et décroche également dix podiums dont une nouvelle victoire au Brésil, sans être toutefois en mesure de jouer le titre. En 2012, Webber parvient de nouveau à s'affirmer comme un prétendant au titre durant la première moitié de saison en faisant jeu égal avec son équipier Vettel et en remportant deux nouvelles victoires à Monte-Carlo et à Silverstone. Cependant, il ne parvient pas à rester dans la course au titre mondial durant la seconde moitié de saison en raison de plusieurs abandons et de l'absence de nouvelles victoires. Il termine finalement sixième du championnat. En parallèle, Mark Webber a également été pendant longtemps le directeur de l'association des pilotes de F1, le GPDA.
Face à ses coéquipiers
Devant l'autre en qualifications et à l'arrivée, dans la même écurie ; score de Webber en premier. Comparer avec un autre pilote →
| Saison | Coéquipier | Écurie | Qualifs | Courses | Points | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2013 | Sebastian Vettel | Red Bull | 2 – 17 | 1 – 18 | 199 – 397 | ||
| 2012 | Sebastian Vettel | Red Bull | 9 – 11 | 7 – 13 | 179 – 281 | ||
| 2011 | Sebastian Vettel | Red Bull | 3 – 16 | 3 – 16 | 258 – 392 | ||
| 2010 | Sebastian Vettel | Red Bull | 7 – 12 | 7 – 12 | 242 – 256 | ||
| 2009 | Sebastian Vettel | Red Bull | 2 – 15 | 9 – 8 | 69,5 – 84 | ||
| 2008 | David Coulthard | Red Bull | 16 – 2 | 13 – 5 | 21 – 8 | ||
| 2007 | David Coulthard | Red Bull | 15 – 2 | 10 – 7 | 10 – 14 | ||
| 2006 | Nico Rosberg | Williams | 12 – 6 | 11 – 7 | 7 – 4 | ||
| 2005 | Nick Heidfeld | Williams | 9 – 5 | 7 – 7 | 24 – 28 | ||
| 2005 | Antônio Pizzonia | Williams | 5 – 0 | 4 – 1 | 12 – 2 | ||
| 2004 | Christian Klien | Jaguar | 15 – 3 | 12 – 6 | 7 – 3 | ||
| 2003 | Antônio Pizzonia | Jaguar | 8 – 3 | 8 – 3 | 12 – 0 | ||
| 2003 | Justin Wilson | Jaguar | 5 – 0 | 4 – 1 | 5 – 1 | ||
| 2002 | Anthony Davidson | Minardi | 0 – 0 | 1 – 1 | 0 – 0 | ||
| 2002 | Alex Yoong | Minardi | 2 – 0 | 10 – 2 | 2 – 0 | ||
| Carrière | Carrière | 110 – 92 | 107 – 107 | ||||