Encyclopédie
NigelMansell
- Nationalité
- Royaume-Uni
- Naissance
- 8 août 1953 (73 ans)
- Taille
- 1,80 m
Statistiques
- Titres mondiaux
- 1
- 1992
- Victoires
- 31
- 16,3 % des départs
- Podiums
- 59
- 31,1 % des départs
- Pole positions
- 1
- Meilleurs tours
- 0
- Départs
- 190
- Points
- 482
Calculé sur les données importées. Les poles ne sont recensées de façon fiable qu'à partir des années 1990 dans la source.
Palmarès
Derniers Grands Prix disputés
Ab.
Espagne1995 · grille 10
Tenue de route
P10
Saint-Marin1995 · grille 9
P1
Australie1994 · grille 1 · 10 pts
P4
Japon1994 · grille 4 · 3 pts
Ab.
Europe1994 · grille 3
Tête-à-queue
Saison par saison
| Saison | Écurie | Champ. | Pts | Vict. | Podiums | Poles | GP | Meilleur |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1995 | McLaren | 29e | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | P10 |
| 1994 | Williams | 9e | 13 | 1 | 1 | 1 | 4 | P1 |
| 1992 | Williams | 1e | 108 | 9 | 12 | 0 | 16 | P1 |
| 1991 | Williams | 2e | 72 | 5 | 9 | 0 | 16 | P1 |
| 1990 | Ferrari | 5e | 37 | 1 | 5 | 0 | 16 | P1 |
| 1989 | Ferrari | 4e | 38 | 2 | 6 | 0 | 15 | P1 |
| 1988 | Williams | 9e | 12 | 0 | 2 | 0 | 14 | P2 |
| 1987 | Williams | 2e | 61 | 6 | 7 | 0 | 15 | P1 |
| 1986 | Williams | 2e | 70 | 5 | 9 | 0 | 16 | P1 |
| 1985 | Williams | 6e | 31 | 2 | 3 | 0 | 16 | P1 |
| 1984 | Team Lotus | 10e | 13 | 0 | 2 | 0 | 16 | P3 |
| 1983 | Team Lotus | 13e | 10 | 0 | 1 | 0 | 15 | P3 |
| 1982 | Team Lotus | 14e | 7 | 0 | 1 | 0 | 13 | P3 |
| 1981 | Team Lotus | 14e | 8 | 0 | 1 | 0 | 14 | P3 |
| 1980 | Team Lotus | 30e | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | — |
Biographie
Nigel Ernest James Mansell est né le 8 août 1953 à Upton-upon-Severn, dans le Worcestershire, en Angleterre. Pilote au style de pilotage spectaculaire, rugueux et d'une générosité absolue en piste, il est l'un des compétiteurs les plus aimés et respectés de l'histoire du sport automobile britannique. La genèse de sa carrière est marquée par une détermination frisant l'obsession. Il débute en karting relativement tard, mais compense ce retard par une volonté de fer. Sa progression vers la monoplace témoigne d'un esprit de sacrifice hors du commun. Pour financer son passage en Formule Ford puis en Formule 3, il n'hésite pas à vendre la quasi-totalité de ses biens personnels, y compris sa propre maison, soutenu indéfectiblement par son épouse Rosanne. Cette période junior révèle également son incroyable résilience physique : en 1977, lors d'une course de Formule Ford à Brands Hatch, il se fracture le cou dans un grave accident. Ignorant l'avis des médecins qui lui prédisent la fin de sa carrière voire la paralysie, il s'échappe de l'hôpital pour reprendre le volant quelques semaines plus tard et remporter le championnat.
Cet acharnement attire l'attention de Colin Chapman, le mythique et charismatique fondateur de l'écurie Lotus. Chapman décèle chez Mansell un courage brut et lui offre un test en Formule 1 en 1979, test que le Britannique effectue en dissimulant de fortes douleurs au dos suite à un autre accident en F3. Convaincu, Chapman l'engage comme pilote d'essais. Ses grands débuts en course ont lieu au Grand Prix d'Autriche 1980. Cette première apparition forge sa légende de "dur au mal" : suite à une fuite de carburant dans son cockpit, il pilote pendant une grande partie de la course avec des brûlures chimiques au premier et deuxième degré sur le dos et les fesses, refusant d'abandonner avant qu'une casse moteur ne l'y contraigne. Pendant ses quatre années chez Lotus (1981-1984), Mansell se montre rapide mais brouillon, et la mort soudaine de Colin Chapman en 1982 le prive de son plus grand protecteur. Non retenu par la nouvelle direction de l'équipe, il trouve refuge chez Williams en 1985.
C'est au sein de l'écurie de Frank Williams que la carrière de Mansell prend une dimension colossale. Associé au moteur Honda, il remporte sa première victoire en Grand Prix à Brands Hatch en 1985, déclenchant la première vague de la "Mansell Mania" en Grande-Bretagne. L'année 1986 est celle de la consécration sportive mais aussi de la tragédie. Menant le championnat lors de l'ultime course à Adélaïde, en Australie, il n'a besoin que d'une troisième place pour être sacré. Mais à dix-neuf tours de l'arrivée, à plus de 290 km/h dans la ligne droite, son pneu arrière gauche explose spectaculairement, détruisant ses rêves de titre dans une gerbe d'étincelles. En 1987, il livre une bataille psychologique et en piste féroce contre son propre coéquipier, le Brésilien Nelson Piquet. Le sommet de cette rivalité a lieu à Silverstone, où Mansell, porté par son public, invente la célèbre manœuvre du "dummy" (la feinte) à plus de 300 km/h dans la ligne droite de Stowe pour dépasser Piquet et l'emporter. Malheureusement, un grave accident lors des essais du Grand Prix du Japon à Suzuka, où il se blesse lourdement au dos, le force à déclarer forfait pour la fin de saison, offrant le titre à Piquet.
En 1989, Mansell tente un pari audacieux en rejoignant la Scuderia Ferrari, devenant d'ailleurs le tout dernier pilote à avoir été personnellement recruté par Enzo Ferrari avant sa mort. Les tifosi italiens tombent immédiatement amoureux de son style de pilotage agressif et de son courage, le rebaptisant "Il Leone" (Le Lion). Il entre dans l'histoire dès sa première course en remportant le Grand Prix du Brésil au volant de la toute première F1 équipée d'une boîte de vitesses semi-automatique au volant. Cependant, la fiabilité catastrophique de la monoplace italienne et une cohabitation houleuse avec Alain Prost en 1990 le poussent à l'exaspération. Au soir du Grand Prix de Grande-Bretagne 1990, de guerre lasse, il annonce publiquement sa retraite de la Formule 1.
C'était sans compter sur la force de persuasion de Frank Williams, qui le convainc de revenir au bercail en 1991. Ce retour marque le début de son apothéose. Au volant de la Williams-Renault flanquée de son célèbre numéro "Red 5" (le 5 rouge), il redevient un candidat au titre. Après avoir lutté contre Ayrton Senna en 1991, il écrase littéralement la saison 1992. Équipée d'une suspension active révolutionnaire, la Williams FW14B est une arme fatale entre les mains expertes de Mansell, dont le style de pilotage très physique et musclé s'accorde parfaitement aux exigences de cette monoplace. Il remporte les cinq premières courses de la saison et s'adjuge enfin son titre de Champion du Monde au Grand Prix de Hongrie, à l'âge de 39 ans. Les scènes de liesse à Silverstone cette année-là, où la foule envahit la piste alors qu'il est encore dans son tour d'honneur, restent gravées dans les annales du sport.
En désaccord avec Williams sur son contrat pour l'année suivante, Mansell choque le monde automobile en quittant la F1 au sommet de sa gloire pour s'exiler aux États-Unis en 1993. Engagé dans le spectaculaire championnat CART (IndyCar) avec l'écurie Newman/Haas Racing, le Britannique s'adapte instantanément aux courses sur circuits ovales, frôlant la victoire aux 500 Miles d'Indianapolis et remportant le championnat dès sa saison de rookie (débutant). Il devient ainsi le seul pilote de l'histoire à détenir simultanément les couronnes de Champion du Monde de Formule 1 et de Champion d'IndyCar. Il effectuera un bref retour en Formule 1 fin 1994 chez Williams, suite à la mort d'Ayrton Senna, s'offrant une toute dernière victoire à Adélaïde, avant de tirer définitivement sa révérence en 1995 après une courte et désastreuse pige chez McLaren, où il ne parvenait initialement même pas à s'installer dans le cockpit, trop étroit pour sa carrure. Avec son épaisse moustache, sa démarche souvent endolorie et son franc-parler, Nigel Mansell reste l'incarnation absolue du pilote charismatique des années 80 et 90, un combattant infatigable qui a repoussé toutes les limites de la douleur pour triompher.
Nigel Mansell est un pilote automobile britannique né le 8 août 1953 à Upton-upon-Severn (Worcestershire). Il a pris le départ de 187 Grands Prix de Formule 1, obtenu 482 points, remporté 31 victoires, 32 pole positions et gagné le championnat du monde de Formule 1 en 1992. Il a également triomphé dans le championnat américain d'IndyCar (CART) en 1993.
Face à ses coéquipiers
Devant l'autre en qualifications et à l'arrivée, dans la même écurie ; score de Mansell en premier. Comparer avec un autre pilote →
| Saison | Coéquipier | Écurie | Qualifs | Courses | Points | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1995 | Mika Häkkinen | McLaren | 0 – 2 | 0 – 2 | 0 – 2 | ||
| 1994 | Damon Hill | Williams | 1 – 3 | 1 – 3 | 13 – 22 | ||
| 1992 | Riccardo Patrese | Williams | 0 – 0 | 12 – 4 | 108 – 56 | ||
| 1991 | Riccardo Patrese | Williams | 0 – 0 | 8 – 8 | 72 – 53 | ||
| 1990 | Alain Prost | Ferrari | 0 – 0 | 7 – 9 | 37 – 73 | ||
| 1989 | Gerhard Berger | Ferrari | 0 – 0 | 10 – 4 | 38 – 15 | ||
| 1988 | Riccardo Patrese | Williams | 0 – 0 | 6 – 8 | 12 – 8 | ||
| 1987 | Nelson Piquet | Williams | 0 – 0 | 7 – 8 | 61 – 76 | ||
| 1986 | Nelson Piquet | Williams | 0 – 0 | 9 – 7 | 72 – 69 | ||
| 1985 | Keke Rosberg | Williams | 0 – 0 | 10 – 6 | 31 – 40 | ||
| 1984 | Elio de Angelis | Team Lotus | 0 – 0 | 5 – 11 | 13 – 34 | ||
| 1983 | Elio de Angelis | Team Lotus | 0 – 0 | 10 – 5 | 10 – 2 | ||
| 1982 | Elio de Angelis | Team Lotus | 0 – 0 | 5 – 8 | 7 – 23 | ||
| 1981 | Elio de Angelis | Team Lotus | 0 – 0 | 3 – 11 | 8 – 14 | ||
| 1980 | Mario Andretti | Team Lotus | 0 – 0 | 1 – 1 | 0 – 0 | ||
| 1980 | Elio de Angelis | Team Lotus | 0 – 0 | 1 – 1 | 0 – 1 | ||
| Carrière | Carrière | 1 – 5 | 95 – 96 | ||||