
Encyclopédie · MON
JuanPablo Montoya
- Nationalité
- Colombie
- Naissance
- 20 septembre 1975 (51 ans)
Statistiques
- Titres mondiaux
- 0
- Victoires
- 7
- 7,4 % des départs
- Podiums
- 30
- 31,6 % des départs
- Pole positions
- 2
- Meilleurs tours
- 3
- Départs
- 95
- Points
- 307
Calculé sur les données importées. Les poles ne sont recensées de façon fiable qu'à partir des années 1990 dans la source.
Derniers Grands Prix disputés
Ab.
États-Unis2006 · grille 11
Accident
Ab.
Canada2006 · grille 7
Accident
P6
Grande-Bretagne2006 · grille 8 · 3 pts
P2
Monaco2006 · grille 4 · 8 pts
Ab.
Espagne2006 · grille 12
Tête-à-queue
Saison par saison
Biographie
Juan Pablo Montoya Roldán est né le 20 septembre 1975 à Bogota, en Colombie. Compétiteur au tempérament volcanique et doté d'un contrôle de la voiture jugé exceptionnel par ses pairs, il est l'un des très rares pilotes modernes à avoir brillé dans presque toutes les disciplines majeures du sport automobile mondial. Il entame sa carrière en karting dès son plus jeune âge et s'impose rapidement dans les championnats nationaux et sud-américains. Sa volonté de fer le pousse à traverser l'Atlantique en 1995 pour s'engager dans le championnat britannique de Formule Vauxhall, puis en Formule 3. Son coup de volant, caractérisé par un pilotage très agressif et une capacité d'improvisation remarquable, lui permet de gravir les échelons jusqu'au championnat international de Formule 3000. En 1998, il livre une bataille épique tout au long de la saison face à l'Allemand Nick Heidfeld. Faisant preuve d'un panache absolu, notamment sur le circuit de Pau où il s'impose magistralement, Montoya remporte le titre de justesse, ce qui lui ouvre les portes d'un rôle de pilote d'essais pour l'écurie Williams en Formule 1.
Cependant, l'équipe Williams étant complète pour la saison 1999, un accord historique est trouvé : Montoya est prêté à l'écurie américaine Chip Ganassi Racing pour disputer le spectaculaire championnat CART (IndyCar) aux États-Unis, en échange du pilote Alex Zanardi. Dès sa première saison de l'autre côté de l'Atlantique, le jeune Colombien crée une véritable onde de choc. Découvrant des monoplaces surpuissantes, des circuits urbains bosselés et des ovales terrifiants, il écrase les pronostics et remporte sept victoires. À égalité de points avec le vétéran Dario Franchitti, il s'adjuge le titre de Champion CART lors de sa saison de rookie (débutant) grâce à son plus grand nombre de victoires. L'année suivante, en 2000, il s'engage pour la toute première fois à la mythique course des 500 Miles d'Indianapolis. Il domine l'épreuve de la tête et des épaules, menant 167 des 200 tours pour s'imposer dès sa première participation, un exploit qui consolide son statut de superstar internationale et pousse Williams à le rapatrier immédiatement en Formule 1 pour la saison 2001.
Ses débuts dans la catégorie reine sont fracassants. Dès son troisième Grand Prix, au Brésil, il marque l'histoire en dépassant l'intouchable Michael Schumacher au bout de la ligne droite avec un freinage d'une audace folle, s'imposant physiquement face au triple champion du monde. Ce geste symbolique fait de lui "l'anti-Schumacher" par excellence. Il remporte sa première victoire en Formule 1 plus tard dans l'année, sur le temple de la vitesse à Monza. En 2002, il se distingue par ses performances étincelantes en qualification, signant sept pole positions, dont l'une des plus rapides de l'histoire à Monza. Mais c'est en 2003 que Montoya tutoie les sommets de la discipline. Vainqueur du prestigieux Grand Prix de Monaco, puis dominateur absolu à Hockenheim, il lutte pour le titre mondial jusqu'à l'avant-dernière course de la saison, pénalisé par un accrochage litigieux avec Rubens Barrichello aux États-Unis qui ruine ses espoirs de sacre.
En 2005, il rejoint l'écurie McLaren-Mercedes pour former un duo de feu avec le Finlandais Kimi Räikkönen. S'il remporte trois superbes victoires (Silverstone, Monza, Interlagos), son passage dans l'écurie britannique est émaillé de controverses, notamment une mystérieuse blessure à l'épaule (officiellement survenue en jouant au tennis, mais attribuée par la rumeur à une chute en motocross) qui lui fait manquer plusieurs courses. En juillet 2006, lassé par la politique interne de la Formule 1 et en froid avec la direction de McLaren, il annonce brutalement son départ immédiat de la discipline pour retourner aux États-Unis et se lancer dans le championnat NASCAR. Il y passera sept saisons, remportant plusieurs victoires sur circuits routiers. Insatiable, il effectue un retour retentissant en monoplace dans le championnat IndyCar en 2014 avec l'équipe Penske. Quinze ans après sa première victoire, il remporte à nouveau les 500 Miles d'Indianapolis en 2015. Montoya a par la suite enrichi son immense palmarès en remportant le championnat d'endurance IMSA en 2019, confirmant sa réputation de pilote pur, capable de dompter n'importe quelle machine de course à la limite absolue de ses capacités.
Juan Pablo Montoya est un pilote automobile colombien né le 20 septembre 1975 à Bogota (Colombie). En Formule 1 entre 2001 et 2006, il a remporté sept Grands Prix. Il a quitté la Formule 1 en juillet 2006 pour se reconvertir dans les épreuves de NASCAR puis d'IndyCar aux États-Unis.
Très polyvalent, il est le seul pilote à avoir remporté le Grand Prix de Monaco en Formule 1, les 500 miles d'Indianapolis, les 24 Heures de Daytona, le titre Champ Car aux États-Unis, deux courses de NASCAR et la Race of Champions.
Face à ses coéquipiers
Devant l'autre en qualifications et à l'arrivée, dans la même écurie ; score de Pablo Montoya en premier. Comparer avec un autre pilote →
| Saison | Coéquipier | Écurie | Qualifs | Courses | Points | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2006 | Kimi Räikkönen | McLaren | 3 – 7 | 3 – 7 | 26 – 39 | ||
| 2005 | Kimi Räikkönen | McLaren | 5 – 12 | 7 – 10 | 60 – 106 | ||
| 2004 | Marc Gené | Williams | 2 – 0 | 2 – 0 | 5 – 0 | ||
| 2004 | Antônio Pizzonia | Williams | 3 – 1 | 4 – 0 | 13 – 6 | ||
| 2004 | Ralf Schumacher | Williams | 8 – 4 | 7 – 5 | 40 – 24 | ||
| 2003 | Marc Gené | Williams | 1 – 0 | 1 – 0 | 8 – 4 | ||
| 2003 | Ralf Schumacher | Williams | 6 – 9 | 7 – 8 | 74 – 58 | ||
| 2002 | Ralf Schumacher | Williams | 1 – 1 | 10 – 7 | 50 – 42 | ||
| 2001 | Ralf Schumacher | Williams | 0 – 1 | 8 – 9 | 31 – 49 | ||
| Carrière | Carrière | 29 – 35 | 49 – 46 | ||||