
Encyclopédie · MSC
MichaelSchumacher
- Nationalité
- Allemagne
- Naissance
- 3 janvier 1969 (57 ans)
- Taille
- 1,74 m
- Famille en F1
- Mick Schumacher (fils), Ralf Schumacher (frère)
Statistiques
- Titres mondiaux
- 7
- 1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004
- Victoires
- 91
- 29,5 % des départs
- Podiums
- 155
- 50,3 % des départs
- Pole positions
- 36
- Meilleurs tours
- 21
- Départs
- 308
- Points
- 1 566
Calculé sur les données importées. Les poles ne sont recensées de façon fiable qu'à partir des années 1990 dans la source.
Palmarès
Derniers Grands Prix disputés
P7
Brésil2012 · grille 13 · 6 pts
P16
États-Unis2012 · grille 5
P11
Abou Dabi2012 · grille 13
P22
Inde2012 · grille 14
P13
Corée2012 · grille 10
Saison par saison
| Saison | Écurie | Champ. | Pts | Vict. | Podiums | Poles | GP | Meilleur |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2012 | Mercedes | 13e | 49 | 0 | 1 | 1 | 20 | P3 |
| 2011 | Mercedes | 8e | 76 | 0 | 0 | 0 | 19 | P4 |
| 2010 | Mercedes | 9e | 72 | 0 | 0 | 0 | 19 | P4 |
| 2006 | Ferrari | 2e | 121 | 7 | 12 | 4 | 18 | P1 |
| 2005 | Ferrari | 3e | 62 | 1 | 5 | 1 | 19 | P1 |
| 2004 | Ferrari | 1e | 148 | 13 | 15 | 8 | 18 | P1 |
| 2003 | Ferrari | 1e | 93 | 6 | 8 | 5 | 16 | P1 |
| 2002 | Ferrari | 1e | 144 | 11 | 17 | 2 | 17 | P1 |
| 2001 | Ferrari | 1e | 123 | 9 | 14 | 1 | 17 | P1 |
| 2000 | Ferrari | 1e | 108 | 9 | 12 | 1 | 17 | P1 |
| 1999 | Ferrari | 5e | 44 | 2 | 6 | 0 | 10 | P1 |
| 1998 | Ferrari | 2e | 86 | 6 | 11 | 0 | 16 | P1 |
| 1997 | Ferrari | 20e | 78 | 5 | 8 | 2 | 17 | P1 |
| 1996 | Ferrari | 3e | 59 | 3 | 8 | 2 | 16 | P1 |
| 1995 | Benetton | 1e | 102 | 9 | 11 | 4 | 17 | P1 |
| 1994 | Benetton | 1e | 92 | 8 | 10 | 5 | 14 | P1 |
| 1993 | Benetton | 4e | 52 | 1 | 9 | 0 | 16 | P1 |
| 1992 | Benetton | 3e | 53 | 1 | 8 | 0 | 16 | P1 |
| 1991 | JordanBenetton | 14e | 4 | 0 | 0 | 0 | 6 | P5 |
Biographie
Michael Schumacher est né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, en Allemagne. Figure iconique et incontournable du sport automobile, il est l'homme qui a redéfini les standards de la Formule 1 moderne. Passionné très tôt par le pilotage, il fait ses premières armes en karting, démontrant immédiatement un talent brut, une précision redoutable et une soif de victoire inextinguible. Son ascension dans les formules de promotion est fulgurante. Après avoir remporté le championnat d'Allemagne de Formule 3 en 1990, il est repéré et recruté par Mercedes pour rejoindre son prestigieux programme d'endurance en Groupe C. Cette expérience atypique, consistant à partager le volant de prototypes surpuissants avec des vétérans, lui permet d'acquérir une maturité technique exceptionnelle, une gestion experte de la consommation de carburant et une endurance physique hors norme.
L'histoire bascule en août 1991, lors du Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps. Appelé à la dernière minute par la toute jeune écurie Jordan pour remplacer Bertrand Gachot, incarcéré, Schumacher réalise des qualifications époustouflantes en hissant sa modeste monoplace à la septième place sur la grille de départ, sur l'un des tracés les plus sélectifs au monde. Bien que sa course s'arrête prématurément au premier tour sur un problème d'embrayage, le paddock est sous le choc. Flavio Briatore, le très pragmatique patron de l'écurie Benetton, flaire le prodige et le recrute immédiatement pour la course suivante, au grand dam d'Eddie Jordan. Dès 1992, sur ce même circuit de Spa-Francorchamps et sous des conditions météorologiques changeantes, Schumacher remporte sa toute première victoire en Formule 1 grâce à un coup de génie stratégique, s'illustrant déjà comme un maître absolu sous la pluie (ce qui lui vaudra le surnom de "Regenmeister"). En 1994, au volant d'une Benetton redoutable, il décroche son premier titre de Champion du Monde au terme d'une saison tragique marquée par le décès d'Ayrton Senna. Ce titre est scellé lors de la dernière course à Adélaïde, suite à un accrochage très polémique avec son rival britannique Damon Hill. L'année suivante, en 1995, propulsé par un moteur Renault, il ne laisse aucune place au doute et écrase le championnat, remportant un deuxième titre mondial consécutif avec neuf victoires à la clé, devenant alors le plus jeune double champion du monde de l'histoire.
En 1996, il relève le défi le plus ambitieux de sa carrière en rejoignant la mythique Scuderia Ferrari. L'écurie italienne est alors en pleine restructuration et n'a plus remporté de titre des pilotes depuis Jody Scheckter en 1979. Entraînant dans son sillage le directeur technique Ross Brawn et le concepteur Rory Byrne, il entame un immense travail de reconstruction aux côtés de Jean Todt. Les premières années sont jalonnées de victoires héroïques (notamment sous le déluge à Barcelone en 1996) mais aussi de désillusions cruelles. En 1997, il perd le titre après un accrochage controversé avec Jacques Villeneuve à Jerez, qui lui vaut d'être disqualifié du championnat. En 1998, il s'incline face à Mika Häkkinen, et en 1999, un grave accident à Silverstone lui brise la jambe et ses espoirs mondiaux. Mais l'an 2000 marque la libération et le début d'une hégémonie sans précédent dans l'histoire de ce sport. Au volant de monoplaces d'une fiabilité et d'une vélocité exceptionnelles, le "Baron Rouge" enchaîne cinq titres mondiaux consécutifs de 2000 à 2004. Il repousse toutes les limites statistiques de la discipline : il porte le record de victoires à 91, signe 68 pole positions, et accumule 7 titres de champion du monde. Après une lutte mémorable face au jeune Fernando Alonso en 2006, il tire une première fois sa révérence à l'issue du Grand Prix du Brésil, livrant une course d'adieu somptueuse.
Incapable de résister à l'appel de la compétition, il effectue un retour sensationnel en 2010 avec la nouvelle écurie d'usine Mercedes. Si cette période de trois ans ne lui apporte pas de nouvelles victoires, il joue un rôle fondamental dans le développement, le retour d'information technique et la structuration de l'équipe qui dominera la décennie suivante. Il s'offre une dernière pole position d'anthologie dans les rues de Monaco en 2012 et un ultime podium à Valence, avant de se retirer définitivement de la compétition automobile. En dehors de la piste, Michael Schumacher a révolutionné l'approche du métier de pilote. Il a imposé des standards de préparation physique d'une exigence inédite, passant des heures en salle de sport, transformant les pilotes en véritables athlètes capables d'aligner des tours de qualification à la limite pendant une heure et demie sans la moindre baisse de lucidité. Compétiteur impitoyable et prêt à tout pour gagner en piste, il était en revanche viscéralement fidèle à ses mécaniciens, fédérant son équipe autour de lui et ne critiquant jamais publiquement le travail de l'usine.
Fuyant les mondanités, Michael a toujours tracé une frontière étanche entre sa vie professionnelle et sa vie privée, protégeant farouchement son épouse Corinna et ses deux enfants, Gina-Maria et Mick. Très impliqué dans des œuvres caritatives, il a fait de très discrets dons de plusieurs dizaines de millions d'euros tout au long de sa carrière, notamment en tant qu'ambassadeur de l'UNESCO, finançant des écoles au Sénégal, des hôpitaux pour enfants ou aidant les victimes du tsunami en 2004. Le 29 décembre 2013, un an après sa retraite définitive, sa vie bascule lors d'un tragique accident de ski à Méribel, dans les Alpes françaises. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il plonge dans le coma et entame un long combat médical. Depuis lors, sa famille préserve le secret absolu sur son état de santé, l'entourant de soins à l'abri des regards dans leur résidence en Suisse. Son héritage sportif, lui, demeure immortel, sa légende continuant d'inspirer profondément la Formule 1 moderne.
Michael Schumacher (prononcé en allemand : [ˈmɪçaʔeːl ˈʃuːmaxɐ] ), surnommé « Schumi », né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim (RFA), est un pilote automobile allemand. Avec sept titres de champion du monde de Formule 1, 91 victoires en Grand Prix de Formule 1 et 68 pole positions, il possède l’un des plus beaux palmarès de ce sport. Michael Schumacher a détenu la plupart des records de la Formule 1. Il est l'un des plus grands champions du sport automobile.
Après un apprentissage en karting, dans des formules monoplaces, ainsi que dans le championnat du monde des voitures de sport, Michael Schumacher commence sa carrière en Formule 1 lors de l'année 1991, en tant que remplaçant au pied levé de Bertrand Gachot, dans la jeune écurie Jordan, peu avant le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps. Dès le Grand Prix suivant, il est recruté par l'écurie Benetton Formula, avec laquelle il conquiert ses deux premiers titres de champion du monde en 1994 et 1995. En 1996, il rejoint la Scuderia Ferrari qu'il contribue à relancer après une longue période d'insuccès, signant au volant des F1 de Maranello 72 de ses 91 victoires, lui apportant cinq titres mondiaux des pilotes consécutifs (de 2000 à 2004) et contribuant directement à l'obtention de six titres constructeurs ; il gagne ainsi le surnom de Baron rouge. À partir de 1997, il a comme adversaire en piste son frère Ralf, de six ans son cadet. Les deux frères n'ont jamais couru au sein de la même écurie. Ils constituent l'unique cas en Formule 1 de deux frères ayant gagné des Grands Prix.
Il prend une première fois sa retraite à l'issue de la saison 2006. Son dernier Grand Prix, au Brésil le 22 octobre 2006, malgré une défaite au championnat du monde face à Fernando Alonso, est marqué par une spectaculaire remontée de la dernière à la quatrième place, ponctuée par une douzaine de dépassements, démontrant qu'il quitte la compétition en pleine possession de ses moyens. De 2007 à 2009, il officie toujours à la Scuderia comme consultant et il reprend parfois le volant dans le cadre d'essais privés. Après un retour avorté en août 2009 à la suite d'un accident de moto et des douleurs au cou, Schumacher est de retour en Formule 1 en 2010 chez Mercedes. Il y effectue trois saisons sans obtenir de nouvelle victoire. Le 4 octobre 2012, il annonce officiellement la fin de sa carrière en Formule 1 à l'âge de 43 ans.
Le 29 décembre 2013, Michael Schumacher est victime d'un grave accident de ski à Méribel, en Savoie. Il souffre d'un traumatisme crânien avec coma qui nécessite une intervention neurochirurgicale immédiate ; son pronostic vital est engagé. Il sort du coma le 16 juin 2014 et quitte l'hôpital de Grenoble pour poursuivre une phase de réadaptation au Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne jusqu'au 9 septembre où il est pris en charge à son domicile. On apprend, en septembre 2016, qu'il ne peut pas marcher ni se tenir debout. Sa famille et son entourage proche tiennent à ce qu'aucune information sur son état de santé ne soit divulguée, il en va ainsi les années suivantes. Ils témoignent cependant d'une impossibilité à communiquer avec lui dans le documentaire Schumacher sorti en septembre 2021.
Face à ses coéquipiers
Devant l'autre en qualifications et à l'arrivée, dans la même écurie ; score de Schumacher en premier. Comparer avec un autre pilote →
| Saison | Coéquipier | Écurie | Qualifs | Courses | Points | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2012 | Nico Rosberg | Mercedes | 10 – 10 | 10 – 10 | 49 – 93 | ||
| 2011 | Nico Rosberg | Mercedes | 3 – 15 | 7 – 12 | 76 – 89 | ||
| 2010 | Nico Rosberg | Mercedes | 5 – 14 | 5 – 14 | 72 – 142 | ||
| 2006 | Felipe Massa | Ferrari | 13 – 5 | 13 – 5 | 121 – 80 | ||
| 2005 | Rubens Barrichello | Ferrari | 12 – 7 | 12 – 7 | 62 – 38 | ||
| 2004 | Rubens Barrichello | Ferrari | 13 – 5 | 14 – 4 | 148 – 114 | ||
| 2003 | Rubens Barrichello | Ferrari | 10 – 6 | 11 – 5 | 93 – 65 | ||
| 2002 | Rubens Barrichello | Ferrari | 2 – 0 | 13 – 4 | 144 – 77 | ||
| 2001 | Rubens Barrichello | Ferrari | 1 – 0 | 14 – 3 | 123 – 56 | ||
| 2000 | Rubens Barrichello | Ferrari | 3 – 1 | 12 – 5 | 108 – 62 | ||
| 1999 | Eddie Irvine | Ferrari | 3 – 0 | 6 – 4 | 44 – 46 | ||
| 1998 | Eddie Irvine | Ferrari | 6 – 1 | 13 – 3 | 86 – 47 | ||
| 1997 | Eddie Irvine | Ferrari | 10 – 0 | 13 – 4 | 78 – 24 | ||
| 1996 | Eddie Irvine | Ferrari | 6 – 1 | 11 – 5 | 59 – 11 | ||
| 1995 | Johnny Herbert | Benetton | 16 – 1 | 12 – 5 | 102 – 45 | ||
| 1994 | Johnny Herbert | Benetton | 2 – 0 | 2 – 0 | 6 – 0 | ||
| 1994 | Jyrki Järvilehto | Benetton | 3 – 0 | 4 – 0 | 36 – 1 | ||
| 1994 | Jos Verstappen | Benetton | 8 – 0 | 6 – 2 | 50 – 8 | ||
| 1993 | Riccardo Patrese | Benetton | 0 – 0 | 9 – 7 | 52 – 20 | ||
| 1992 | Martin Brundle | Benetton | 0 – 0 | 9 – 7 | 53 – 38 | ||
| 1991 | Andrea de Cesaris | Jordan | 0 – 0 | 0 – 1 | 0 – 0 | ||
| 1991 | Nelson Piquet | Benetton | 0 – 0 | 2 – 3 | 4 – 4,5 | ||
| Carrière | Carrière | 126 – 66 | 198 – 110 | ||||